Derrière les tubes qui rythment les soirées abidjanaises, une filière économique se structure. Concerts, droits d'auteur, streaming et sponsoring : la musique ivoirienne, portée par le coupé-décalé, pèse désormais un poids réel dans l'économie créative du pays.
Des revenus encore difficiles à chiffrer
Selon plusieurs producteurs interrogés par EcoBiz, la billetterie des concerts et les partenariats de marque restent la première source de revenus des artistes, loin devant le streaming — dont les reversements demeurent modestes sur le marché local.
La formalisation avance
La collecte des droits d'auteur progresse, mais reste inégale selon les artistes et les plateformes. Plusieurs acteurs du secteur appellent à une meilleure structuration des contrats entre labels, producteurs et diffuseurs pour sécuriser les revenus de la filière.
Un vivier d'emplois indirects
Au-delà des artistes eux-mêmes, la filière fait vivre techniciens son et lumière, organisateurs d'événements, stylistes et community managers — un écosystème que les acteurs du secteur souhaitent voir mieux reconnu.
EcoBiz suit ce dossier dans Culture Business, chaque semaine à l'antenne.