La tonne de cacao a franchi ce lundi un nouveau seuil sur le marché de Londres, portée par des inquiétudes persistantes sur la récolte ouest-africaine.
Selon les courtiers interrogés par notre rédaction, la conjonction d'une météo irrégulière en Côte d'Ivoire et d'une demande mondiale toujours soutenue explique l'essentiel de la hausse observée ces dernières semaines.
Ce que ça change pour les producteurs
Pour les planteurs ivoiriens, cette flambée intervient à un moment charnière de la campagne. Plusieurs coopératives contactées par EcoBiz indiquent que les prix bord champ n'ont pas encore intégralement répercuté la hausse.
Et pour les industriels ?
Côté transformateurs, la volatilité complique les arbitrages d'achat à terme. Un responsable d'une unité de transformation à San-Pédro nous confiait cette semaine : « On couvre nos besoins à trois mois, pas plus, tant que la tendance n'est pas stabilisée. »
EcoBiz continuera de suivre ce dossier dans les prochaines éditions du Journal de l'Éco.